Équilibrer mes émotions, c'est bon pour ma santé.

Mis à jour : mars 18

Par le Dr Juliette Hazart



L’émotion, phénomène comportemental et expérientiel, revêt de nombreuses définitions selon sa dimension affective, cognitive, situationnelle, physiologique, comportementale… En fonction de l’intérêt de l’individu, il existe de nombreuses variations au niveau intra-individuel, inter-individuel et interculturel.


De façon universelle, l’émotion parle par le corps. Selon le ressenti, elle est qualifiée d’agréable ou de désagréable.

Quand la situation est en accord avec nos besoins et valeurs, nous ressentons des émotions agréables : joie, paix, amour, motivation...


A quelles émotions s’intéresse-t-on ici ?


Parmi les principales émotions désagréables, on distingue :


Trois émotions primaires (réflexes et animales) :




Deux émotions secondaires (faisant intervenir une pensée, un jugement)





Les émotions désagréables sont utiles pour :





Parfois violentes, fluctuantes, paralysantes, sources de stress, de troubles du sommeil ou de « dérapages » comportementaux, les émotions désagréables nous submergent.

C’est le débordement émotionnel. Il est temps de les réguler et de veiller à les équilibrer.


Pourquoi équilibrer nos émotions ?


Nos émotions impactent sur notre état de santé physique et psychologique. Selon la Fédération Française de Cardiologie (FFC), « la survenue brutale d’accès de colère peut chez les personnes fragilisées, multiplier par dix le risque d’infarctus ».(1)

Les émotions semblent aussi influer sur la glycémie (2). En effet, selon la Fédération Française des Diabétiques (FFD), les émotions sont une des raisons de la variation de la glycémie chez les personnes diabétiques (3).


Alors que la colère semble affaiblir le système immunitaire, les états émotionnels positifs le renforcent.


Equilibrer ses émotions (4) serait aussi bénéfique pour lutter contre :





Nous avons le pouvoir d’équilibrer nos émotions !

Intéressons-nous à un évènement. On peut remarquer qu’un même évènement ne déclenche pas toujours la même émotion ou le même comportement. En effet, les émotions ne dépendent pas directement des événements qui les déclenchent mais de notre façon d’évaluer ces événements. Être attentif.ve à nos émotions. Se poser, les accueillir dans notre corps sans chercher à les modifier et de façon bienveillante, apprendre à les décoder est la première étape de l’intelligence émotionnelle. Indispensable afin de mieux se connecter à soi-même et à l’autre.


(1) Le stress, un facteur majeur de risque cardio-vasculaire | Fédération Française de Cardiologie (fedecardio.org)

(2) Teneur du sang en glucose.

(3) La glycémie | Fédération Française des Diabétiques (federationdesdiabetiques.org)

(4) Selon les types de techniques de gestion émotionnelle (méthode Coué, communication non violente, cohérence cardiaque, méditation, thérapies cognitivo-comportementales, psychologie positive, hypnose, EFT (Emotional Freedom Techniques), sophrologie, exercices respiratoires, activité physique, yoga…) et en attente de la confirmation de certains bénéfices par des études scientifiques